Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) I Le Conseil d’Administration satisfait de l’évaluation des projets dans l’espace Katanga

Le Fonds de Promotion de l’Industrie vient d’effectuer récemment une mission d’évaluation des projets qu’il a financés dans plusieurs provinces. Le Haut-Katanga et le Lualaba ont constitué la première étape de cette mission, conduite par la présidente du Conseil d’Administration Vicky Katumwa Mukalay.

Financement du projet MES, un succès

A Lubumbashi, la PCA a visité le groupe Mining Engineering Services (MES) qui a bénéficié d’un important financement du FPI. Cet investissement compte plusieurs activités industrielles dont la fabrication des câbles électriques, des câbles internet à travers sa filiale Congo Câbles, des tôles, des tuyaux, des barres de fer et des lingots de plomb. Rainbow, une autre filiale de MES qui fabrique du savon et plusieurs produits sanitaires, a été évalué à la grande satisfaction du Conseil d’Administration. Aujourd’hui, les matériaux de construction que la RDC importait hier, sont exportés vers certains pays voisins.

Concernant le remboursement des crédits, Vicky Katumwa est sereine car, le promoteur paye ses créances régulièrement avant même les échéances. De plus, ses garanties sont suffisantes et couvrent le crédit contracté. MES sollicite d’ailleurs un financement supplémentaire pour étendre ses activités et augmenter sa capacité de production.

Après la ronde de MES, Vicky Katumwa Mukalay a exprimé sa satisfaction en ces termes :  » Le FPI est fier d’avoir financé ce projet. Ce groupe crée des chaînes de valeurs, donne des emplois aux Congolais et contribue à la prospérité de la région et du pays ».

Remboursement des crédits, une exigence absolue et sans concession pour le FPI

D’autres projets de transformation industrielle tels que Bags and Sacks qui produit des emballages des minerais, du ciment et des produits agricoles, Swista RDC, Quin Astra, Pain de vie et Jemika, ont été évalués moyennant quelques recommandations. Face à certaines pesanteurs qui entravent le remboursement du crédit, la PCA a lancé un ultimatum de trois jours à Bags and Sacks pour rencontrer le Directeur Général du FPI à Kinshasa. La démarche de Vicky Katumwa pousse l’opérateur à rembourser immédiatement le crédit étant donné qu’il est déjà en phase d’exploitation. 

Le Port Sec de Likasi et la société Swanepol ont fait l’objet d’une évaluation sans complaisance. Ce port, initiative d’un Congolais, sera bientôt opérationnel. Il embauchera au moins deux cent travailleurs. Il abritera les bureaux et les entrepôts de la Direction Générale des Douanes et Accises, de l’Office Congolais de Contrôle et des banques commerciales. Cet ouvrage a une capacité d’accueil de 800 remorques. Une cabine électrique de 3 kilovolts y est déjà installée. Jean-Pierre Muluila, promoteur de ce projet prévoit le remboursement du crédit du FPI à partir de janvier 2026. La PCA est satisfaite de l’évolution des travaux de réalisation de ce projet tenu par un fils du pays. Pour Vicky Katumwa, la création des millionnaires congolais selon la vision du président Félix Tshisekedi, passe par de telles initiatives.

A Kolwezi, les projets Kaal and Brothers, une usine de production des grès et la minoterie Mwandwe Kamembe ont été évalués. Malgré la concurrence des entreprises chinoises et autres situées près de la ville, l’état de la route et le poste de péage que Kaal and Brother doit traverser et payer, deux après le passage de la PCA, cette unité produit les matériaux de construction et rembourse régulièrement le crédit du FPI. Il lui est toutefois recommandé de revoir le montant de remboursement à la hausse. La minoterie EMK n’est pas encore installée. Elle n’est pas connectée au réseau électrique même si elle dispose d’importants stocks de maïs qu’elle ne peut transformer pour l’instant.

Au regard des succès enregistrés, la mission du Conseil a également été sollicitée pour le financement d’autres projets. C’est le cas de l’entreprise GAZEBO, spécialisée dans la construction des chemins de fer. Elle construit son usine de fabrication des traverses monoblocs en béton à Likasi et demande un crédit au FPI.  

La fibre patriotique joue toujours

Préoccupée par les conditions de travail des Congolais dans les entreprises chinoises, indiennes et libanaises, Vicky Katumwa a insisté sur le respect de la législation. Pendant que certains responsables de ces entreprises affirment que les ouvriers congolais touchent entre 250 et 470 $ US par mois, bien des travailleurs dénoncent en coulisses, des salaires indécents et l’absence des contrats. C’est pourquoi, la PCA exige l’application du SMIG, des salaires décents pour ses compatriotes et le respect de l’environnement. Elle compte inscrire ces exigences dans les prochains contrats entre le FPI et ses partenaires.     

Le Conseil d’Administration a fait aussi un état des lieux des maisons et des biens acquis en dation par le FPI. Les maisons seront réhabilitées, exploitées ou vendues. Le Conseil discutera avec la Direction Générale et transmettra un rapport détaillé au ministre de tutelle.

Le Compte Unique du Trésor, un souci pour le personnel du FPI

Il sied de noter qu’à son arrivée au Katanga, la PCA Vicky Katumwa s’est entretenue avec les agents et cadres du FPI. Parmi les questions abordées au cours de l’entretien, celle liée à l’intégration de la Taxe de Promotion de l’Industrie au Compte Unique du Trésor selon une proposition du Gouvernement de la République. Cette proposition menace le FPI qui risque d’être vidé de sa substance. La PCA a été très attentive à ce sujet. Elle a promis au personnel une solution idoine.

La mission d’évaluation des projets financés par le FPI a été positive. Selon Vicky Katumwa, le rendement du travail abattu par le FPI et ses clients se situe au-delà de 85 %, ce qui augure des perspectives meilleures pour l’industrie congolaise.

Geopolis Hebdo avec la CCP/FPI

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