Alors qu’il reste 5 jours avant un éventuel accord à Doha entre la République démocratique du Congo (FARDC) et la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23, censé intervenir le 18 août selon le calendrier défini dans la déclaration des principes du 19 juillet, la tension monte sur le terrain, dans le Kivu.
L’armée congolaise fait savoir que perpètre des attaques contre es positions des FARDC. Dans un communiqué, l’armée congolaise dénonce l’attitude du M23. « Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo prennent à témoin la communauté nationale et internationale sur l’attitude belliciste de l’AFC/M23 et de multiples attaques perpétrées par cette coalition contre leurs positions au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. A ces attaques quasi quotidiennes s’ajoutent des massacres ciblés des populations civiles congolaises sans défense, à majorité Hutu, au Nord-Kivu« , lit-on dans le communiqué signé par le général Sylvain Ekenge, porte-parole de l’armée congolaise.
Le communiqué des FARDC ajoute en précisant que l’armée congolaise « dénonce cette violation intentionnelle et manifeste de l’accord de paix de Washington et de la déclaration de principes de DOHA ainsi que les propos dilatoires distillés dans les médias et les réseaux sociaux pour justifier cette attitude« .
Les FARDC assurent néanmoins être pleinement respectueuses des engagements pris par « le Gouvernement de la République dans le cadre des processus de Washington et de Doha pour le retour d’une paix durable dans la partie orientale de notre Pays, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo se réservent le droit de répondre de manière appropriée à toutes les provocations de cette coalition habituée à violer les accords et la parole donnée« .
Patrick Ilunga