La Banque Centrale du Congo met progressivement en circulation de nouvelles coupures de 50, 100 et 1 000 francs congolais portant la signature de son gouverneur, André Wameso. Si cette émission a suscité des interrogations sur le délai de leur mise en circulation, les experts rappellent qu’il s’agit d’un processus technique normal, sans incidence sur la valeur de la monnaie nationale.
Cette annonce a suscité de nombreuses réactions, notamment autour d’une question : pourquoi ces nouvelles coupures n’arrivent-elles que maintenant, alors que le gouverneur est en fonction depuis plusieurs mois ?
Pour l’économiste Jacques Mukena, ce délai est tout à fait normal. « La fabrication d’un billet de banque est un processus long qui comprend la conception, l’impression, les contrôles de sécurité ainsi que l’acheminement avant sa mise en circulation », explique-t-il. « Il est donc normal qu’un gouverneur ne voie pas immédiatement sa signature apparaître sur les billets dès son entrée en fonction », ajoute-t-il.
Jacques Mukena insiste également sur le fait que cette nouvelle émission ne constitue ni une réforme monétaire ni un changement de la valeur du franc congolais. « Les anciens billets conservent leur valeur et leur pouvoir libératoire. Ils continueront à circuler aux côtés des nouvelles coupures jusqu’à leur retrait progressif », précise-t-il.
L’économiste estime par ailleurs que cette opération s’inscrit dans le fonctionnement normal d’une banque centrale. « Le changement de signature sur les billets accompagne la continuité institutionnelle de la Banque Centrale du Congo et ne doit pas être interprété comme une modification de la politique monétaire », souligne-t-il.
Avec cette nouvelle série, André Wameso devient le quatrième gouverneur de la Banque Centrale du Congo dont la signature figure sur les billets de banque de la République démocratique du Congo. Cette émission n’entraîne aucun changement de la valeur de la monnaie nationale.
Pour Jacques Mukena, cette émission traduit également la volonté de la Banque Centrale du Congo de renforcer la confiance du public dans la monnaie nationale, de consolider la crédibilité du franc congolais et d’accompagner la stabilité du système financier.
Daniella Kalala
