Dans le paysage de la gouvernance minière congolaise, Freddy Mwamba Kanyinku s’est progressivement imposé comme l’une des figures les plus visibles du secteur de la certification minière.


Maintenu au poste de Directeur général du Centre d’Expertise, d’Évaluation et de Certification des Substances Minérales Précieuses et Semi-précieuses (CEEC), il incarne depuis plusieurs années une politique axée sur la modernisation des outils de contrôle, le renforcement de la traçabilité des minerais et la valorisation des ressources stratégiques de la République démocratique du Congo.
Son nom est étroitement associé aux transformations engagées au sein du CEEC, établissement technique relevant du ministère des Mines et chargée d’expertiser, d’évaluer et de certifier les substances minérales précieuses et semi-précieuses avant leur commercialisation ou leur exportation.
Dans un contexte où la RDC est devenue un acteur incontournable du marché mondial des minerais stratégiques, son rôle a pris une importance croissante dans la défense des intérêts économiques du pays.
Les premières traces publiques de son passage à la tête du CEEC remontent à 2021, lorsqu’il exerce les fonctions de directeur général intérimaire. Dès cette période, il multiplie les consultations avec les acteurs du secteur minier, notamment les opérateurs du diamant et les partenaires institutionnels, dans le but de renforcer le fonctionnement de l’établissement et de répondre aux préoccupations du secteur.
Cette approche de dialogue lui permet de poser les bases d’une gouvernance davantage tournée vers l’efficacité et l’écoute des opérateurs.
À partir de 2022, Freddy Mwamba Kanyinku place au centre de son action la question des minerais stratégiques.
Sous son impulsion, le CEEC organise notamment des réflexions sur l’exploitation, la commercialisation et la certification des terres rares, des ressources devenues essentielles pour les industries technologiques et la transition énergétique mondiale. Il défend alors l’idée d’un cadre réglementaire adapté permettant à la RDC de mieux contrôler ces minerais et d’en tirer davantage de bénéfices économiques.
Mais c’est surtout dans le domaine de l’innovation technique que son mandat retient l’attention.
Convaincu que la souveraineté minière passe par la maîtrise des outils scientifiques d’analyse, il engage le CEEC dans un vaste programme de modernisation des laboratoires.
Cette vision aboutit notamment à l’implantation d’infrastructures de pointe dans les provinces minières, avec comme projet emblématique le laboratoire ultramoderne de Musompo, dans la province du Lualaba.
L’inauguration de cette infrastructure marque un tournant important pour le secteur minier congolais. Grâce à des équipements de dernière génération, le laboratoire permet de déterminer avec précision la nature, la qualité et la valeur des minerais.
Cette avancée réduit la dépendance du pays à l’égard des laboratoires étrangers et renforce la capacité de l’État à contrôler ses ressources naturelles.
Sous la direction de Freddy Mwamba Kanyinku, le CEEC entend ainsi placer la science et la technologie au cœur de la gouvernance minière.
Le directeur général fait également de la traçabilité des minerais l’une de ses priorités. Dans plusieurs interventions publiques, il insiste sur la nécessité de garantir que chaque kilogramme de minerai extrait en RDC puisse être identifié, évalué et certifié selon les normes internationales.
Cette démarche vise à lutter contre la fraude, la contrebande et les pertes de recettes pour l’État, tout en améliorant la réputation du secteur minier congolais auprès des investisseurs et des marchés internationaux.
Sous son leadership, le CEEC développe également des outils numériques destinés à assurer un meilleur suivi des échantillons et à renforcer la transparence des opérations de certification. L’objectif affiché est de disposer d’une chaîne de contrôle complète allant du prélèvement des échantillons jusqu’à l’exportation des minerais. Cette modernisation contribue à rapprocher les pratiques congolaises des standards internationaux de certification et de conformité.
Au-delà des infrastructures, Freddy Mwamba Kanyinku s’attache aussi à renforcer les capacités humaines de son institution. Plusieurs programmes de formation destinés aux cadres et agents du CEEC sont organisés sous son mandat. Parmi eux figure notamment une formation en diplomatie économique visant à permettre aux experts du CEEC de mieux défendre les intérêts miniers de la RDC dans les forums internationaux et auprès des partenaires étrangers.
Cette orientation traduit une conception plus large du rôle du CEEC. Pour lui, l’établissement ne doit pas seulement être un organe technique chargé de certifier les minerais. Il doit également devenir un instrument stratégique de souveraineté économique, capable d’accompagner la RDC dans la valorisation de ses richesses naturelles et dans la défense de ses intérêts sur le marché mondial des matières premières.
Les efforts entrepris sous sa direction lui valent une reconnaissance institutionnelle. En 2025, il figure parmi les mandataires du CEEC décorés de la médaille d’or du mérite civique. Cette distinction souligne son implication dans la lutte contre l’exploitation illégale des ressources minières et dans la promotion d’une gestion plus transparente des circuits de commercialisation.
Aujourd’hui, Freddy Mwamba Kanyinku apparaît comme l’un des artisans de la modernisation du système de certification minière congolais. Son action est associée à trois axes majeurs : la modernisation des infrastructures, le renforcement de la traçabilité et la promotion de la transparence dans la gestion des ressources minières.
À la tête d’une institution stratégique pour l’économie nationale, il poursuit l’ambition de faire du CEEC un acteur incontournable de la gouvernance minière en République démocratique du Congo.
Dans un pays dont les ressources minérales occupent une place centrale dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, le défi reste immense.
Mais le parcours de Freddy Mwamba Kanyinku au sein du CEEC témoigne d’une volonté constante d’adapter les mécanismes de certification et de contrôle aux exigences d’un secteur minier en pleine mutation.
Entre innovation, rigueur et souveraineté économique, son nom demeure désormais associé à l’une des phases les plus importantes de transformation de cette institution publique.
Blessed Kuzola
