L’Assemblée nationale a adopté lundi 27 avril 2026, lors d’une plénière présidée par le premier vice-président Jean-Claude Tshilumbayi, deux projets de loi autorisant la ratification de l’accord de paix RDC-Rwanda et de l’accord de partenariat stratégique avec les États-Unis, par 371 voix sur 372. Les députés ont également approuvé, à 370 voix, la prorogation de l’état de siège en Ituri et au Nord-Kivu. Le texte présenté et défendu par le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa.

L’adoption intervient après l’examen du rapport de la commission mixte Relations extérieures, Défense et sécurité, et Ecofin.
Sur 372 votants, 371 députés ont voté pour, un seul contre, sans abstention. Selon des sources concordantes, aucun débat de fond n’a été ouvert en plénière. Ces textes avaient été déclarés recevables le 13 avril avant leur examen en commission.
Ils ont été défendus par la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner.
Rappelons que l’accord RDC–États-Unis porte sur les minerais critiques, l’énergie, les infrastructures et la sécurité, avec un mécanisme conjoint de suivi dans le respect de la souveraineté nationale.
Celui de la RDC–Rwanda, signé le 27 juin 2025, vise la cessation des hostilités, le respect de l’intégrité territoriale et un mécanisme sécuritaire conjoint.
Notons que les textes sont transmis au Sénat pour seconde lecture, visent à encadrer un partenariat stratégique entre Kinshasa et Washington, notamment dans les domaines sécuritaire, économique et diplomatique.
Ils s’inscrivent aussi dans une logique de recherche d’un cadre de paix durable dans la région des Grands Lacs, régulièrement marquée par des tensions entre la RDC et le Rwanda.
Certains observateurs estiment que la majorité des parlementaires soutiennent ces projets de loi, estimant qu’ils ouvrent la voie à un renforcement de la coopération internationale et à un soutien accru aux efforts de pacification dans l’Est du pays.
Didier Ilunga
