OVD au féminin : À la découverte des femmes bâtisseuses de la RDC

Les femmes de l’Office des Voiries et Drainage (OVD) en RDC ont été célébrées notamment à travers des initiatives mettant en avant les “mamans de l’OVD”.

Cette période est dédiée à la reconnaissance de leur rôle au sein de l’institution, souvent marquée par des activités spéciales soulignant leur contribution à la gestion urbaine et la promotion de leurs.

Dans une interview exclusive accordée à Geopolis Hebdo, ces femmes ingénieures, directrices de bureau et responsables ont répondu à nos différentes questions, l’occasion pour elles de se faire découvrir.

Geopolis Hebdo: Il y a un adage qui dit que Basi batongaka mboka te. Vous qui travaillez dans une entreprise technique, que répondez vous à cela?

Rose Bukawu : Aujourdhui on dit souvent que les femmes ne sont pas fortes pour des travaux dépassant leurs capacités, des travaux très techniques. Mais là nous voyons une femme sous-directrice en train de surveiller les travaux. Il y a aussi des femmes maçons, topographes, etc… D’autres encore descendent sur le terrain pour les études.

Eange Bofengu : Chez nous à l’Ovd, les femmes construisent et entretiennent les routes. La femme construit, organise et fait développer le pays.
‎Donc à l’Ovd, nous les femmes, sommes en train de construire la nation et nous le faisons tous les jours.

Sandra Moleko : Je ne suis pas de cet avis

Louise Muembo : De nos jours, l’homme et la femme sont appelés à travailler. Les femmes sont aussi appelées à épauler leur maris.

Grâce Azedji : ‎Je fais mon travail. Je suis là pour aider, et je fais ce qu’il faut pour réussir.

Romanie Ndeke : Ici à l’OVD, tout le monde participe( les femmes) participent à la construction de notre entreprise. Moi par exemple je suis secrétaire de l’Audit. Mon travail consiste à aider le DG afin d’atteindre ses objectifs qui sont de construire les routes, les caniveaux, etc… Et nous sommes là pour emmètre nos recommandations au directeur général pour construire ensemble notre pays par l’entremise de l’OVD.

Espérance Kanionio : Avec les études, tout est possible. Avant les femmes n’avaient pas de chance d’aller loin avec les études mais de nos jours certaines femmes étudient plus que les hommes, raison pour laquelle on parle de l’égalité.

GH: Sentez-vous que vous êtes traitées au même pied d’égalité que les hommes?

R.B : Depuis mes débuts à l’Ovd, j’ai toujours bénéficie des mêmes droits que les hommes. À l’Ovd, j’étais la cheffe de service des transports. J’ai également bénéficié des formations en Europe. Si on n’était pas dans nos droits, on ne pouvait pas occuper ces postes de direction. Et quand on parle de justice, moi-même je dois être juste dans ce que je fais. Quand il y a des réclamations à faire, on les fait bien.

E.B : Je dirai ici à l’OVD, en tout cas notre droit est respecté Parce qu’on ne tient pas compte des femmes ou des hommes, donc ici je peux dire masculinité positive. Surtout notre chef en tout cas nous considère, si tu vois même l’effectif des femmes dans cette entreprise, nous sommes au nombre de plus de 100 mamans, en tout cas chacun est considéré dans son poste. Le problème est que tu puisses valoriser ton travail au quotidien, faire ton travail et tu es considéré.

S.M : On ne paie pas les femmes, on ne paie pas les hommes, mais on paie chacun, c’est ce qu’on est en train de faire. L’OVD c’est un travail collectif, cela veut dire qu’il y a des hommes et des femmes ingénieurs aussi qui sont sur terrain, qui travaillent là-bas, mais évidemment nous autres qui restons dans le bureau, nous travaillons aussi indirectement. Par exemple, comme je vous ai dit, les ingénieurs sur chantier, ils font leur travail, mais nous en notre tour aussi, nous devons aussi compléter ce travail-là, c’est un travail inachevé.
‎Mais il y a des factures qui viennent, qui doivent être analysées, qui doivent être arrangées, qui doivent être, disons, certifiées pour que ça puisse arriver au moment de paiement. Donc nous travaillons aussi indirectement, nous participons aussi à la construction de notre pays.

L.M : Travailler avec les hommes n’est pas difficile, tout dépend de la compréhension

R.N : Ce comité de gestion fait tout pour que nous les femmes soyons au même pied d’égalité que les hommes. Nous participons souvent aux différentes formations tant à Kinshasa qu’à l’extérieur du pays. Le DG fait tout pour que la justice soit équitable. Lorsque vous travaillez bien, vous serez gardées au même titre que les hommes. Nous participons également à plusieurs activités culturelles réunissant les femmes.

E.K : En tout cas, la réponse par rapport à cette question est positive. Telle que chez nous à l’OVD, il y a des femmes directeurs.
‎Il y a aussi des hommes directeurs. Tout le poste que les hommes occupent, il y a aussi certaines femmes qui occupent le poste en question. Il n’y a pas de différence.
‎ On bénéficie de tout ce que les hommes bénéficient, nous les femmes également. Donc il n’y a pas de différence. On est traités de la même façon.

R.W : D’abord, je voudrais remercier mon directeur, le directeur général, Victor Tumba Parce que c’est grâce à lui que je suis engagée à l’OVD et affectée à la direction des ressources humaines. Et je vais justement le remercier parce que je vois en lui qu’il a un souci de s’occuper du personnel de l’office.
‎En fait, il s’occupe bien de nous, Hommes comme femmes.

GH : Votre mot de la fin

R.B : Je pense que les parents ne doivent pas modifier le choix de leurs enfants. Au contraire, ils doivent les appuyer et les orienter dans leur décision de vie. Aujourd’hui je suis devenue un modèle parceque l’Ovd m’a donné non seulement l’opportunité mais aussi l’occasion d’étendre mon niveau de connaissance. Les résultats, vous les voyez. Il faut donner la chance à tout le monde.

E.B : Nous sommes des ambassadrices auprès de la communauté pour leur sensibiliser à la protection des infrastructures et leur demander d’éviter l’utilisation de nos caniveaux en poubelle.
‎Donc nous disons, les mamas de l’OVD, actrices, villes propres, les mamas de l’OVD, nous disons non aux déchets dans les caniveaux

‎S.M : C’est un travail noble et d’ailleurs moi je préférerais que l’une de mes filles fasse aussi l’INBTP parce que depuis que je suis là en tout cas je me retrouve, je trouve que c’est un travail vraiment noble pour les femmes aussi pour les filles. Donc j’encouragerai les femmes et les filles à pouvoir aller de l’avant, à pouvoir marcher tête haute, qu’ils ne se laissent pas influencer à ce qu’ils se disent, mais ils doivent emboîter les pas.
Si jamais elles veulent affronter soit une discipline quelconque, qu’elles ne puissent pas avoir peur, qu’elles emboîtent les pas et on va voir qu’ensemble avec les hommes, les femmes, on va construire notre pays. Je dirai également merci à Géopolis, merci pour votre présence et merci à notre DG qui nous a donné cette opportunité de pouvoir nous exprimer en ce jour. Il nous a donné cette opportunité de pouvoir nous exprimer pour que l’opinion publique puisse aussi nous écouter et nous connaître.

L.M : J’aimerais remercier notre directeur général pour l’initiative de nous avoir valorisé, nous les femmes. Nous sommes vraiment très reconnaissantes envers lui. Notre soucis est qu’il continue encore à nous valoriser, ça nous fera encore du bien.

Propos recueillis par Blessed Kuzola et Sada Selemani

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