Éboulement meurtrier à la mine de Tuzembe : Au moins 12 morts dans un drame récurrent

Un nouvel éboulement a endeuillé la mine artisanale de Tuzembe, dans la province du Lualaba. Le drame est survenu dans la nuit du 6 au 7 février, faisant au moins 12 morts, selon des informations concordantes rapportées par la presse, dont Election-net. Il s’agit d’un bilan encore provisoire, les recherches se poursuivant sur le site.

Tuzembe, un site déjà marqué par des accidents répétés

Ce drame n’est pas une première à Tuzembe. La mine est régulièrement citée parmi les sites artisanaux à haut risque, où les éboulements se succèdent. Les victimes seraient des creuseurs travaillant dans des galeries instables, souvent sans équipements de protection adéquats ni encadrement technique suffisant.

Des sources locales rappellent que des alertes avaient déjà été émises après des incidents antérieurs, sans que des mesures durables comme la suspension des zones dangereuses, la sécurisation des galeries ou la réorganisation du site ne soient effectivement appliquées.

Un encadrement étatique qui interroge

Dans son traitement du dossier, Election-net rappelle que l’exploitation minière artisanale relève aussi de l’encadrement des services de l’État, notamment du SAEMAPE, chargé d’assister et de superviser les activités des creuseurs artisanaux.

Ce service est censé identifier les zones à risque, sensibiliser les exploitants et recommander, si nécessaire, l’arrêt des travaux. Or, la répétition des éboulements à Tuzembe soulève des interrogations sur l’effectivité de cet encadrement et le suivi réel des recommandations sur le terrain.

Une gouvernance provinciale de plus en plus critiquée

Au-delà des services techniques, la gouvernance provinciale est de nouveau interpellée. La gouverneure Fifi Masuka fait face à des critiques persistantes de la société civile, qui dénoncent une faible application des règles de sécurité et un manque de décisions préventives face à des sites notoirement dangereux.

Sans établir de responsabilité directe dans l’éboulement survenu dans la nuit du 6 au 7, ces critiques estiment que le maintien de l’exploitation à Tuzembe malgré des antécédents graves traduit une défaillance dans la régulation et le contrôle du secteur minier artisanal au niveau provincial.

Un bilan provisoire, des réponses attendues

Comme l’ont déjà souligné Election-net et Reuters lors de précédents drames miniers en RDC, tant que les sites à risque continueront d’être exploités sans mesures contraignantes, les accidents mortels risquent de se répéter.

À Tuzembe, les morts s’ajoutent aux morts, tandis que les familles endeuillées attendent des enquêtes crédibles, des sanctions effectives et des réformes concrètes. La question demeure : combien de drames faudra-t-il encore pour que la sécurité des creuseurs devienne une priorité réelle au Lualaba ?

Don Momat

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