La route Poids Lourds vers l’arrêt Celco à Kinshasa fait face à un sérieux problème d’insalubrité. Des eaux stagnantes dégagent des odeurs nauséabondes, affectant la mobilité et le quotidien des usagers de cet axe stratégique.

Difficile d’emprunter la route Poids Lourds sans que les narines ne soient agressées par une odeur nauséabonde persistante. Depuis plusieurs mois, une eau stagnante s’échappe d’une tuyauterie appartenant à une brasserie installée dans les environs, transformant cet axe stratégique en véritable foyer d’insalubrité. Située à proximité immédiate d’un port à forte activité humaine, cette route est quotidiennement fréquentée par des camions, des travailleurs et des riverains, aujourd’hui excédés par une situation qui ne cesse de se dégrader.
” Cette eau est nauséabonde, elle va nous causer des maladies. Nous interpellons à la société bralima de venir finir ce travail qu’il a commencé pour canaliser cette eau. C’est pas le moyen qui manque à cette société plutôt la bonne foi ” a fait savoir un vendeur des crédits.
Sur place, des riverains pointent du doigt la société Bralima, qu’ils accusent d’être à l’origine de leur calvaire. Ils interpellent les autorités compétentes afin qu’une solution durable soit trouvée.
” Nous interpellons à l’état congolais et les autorités compétentes à nous venir en aide face à ces eaux nauséabondes qui menacent nos activités commerciales ici au port par ces odeurs et la crue des eaux qui proviennent de la société bralima, ces activités sont celles qui nourrissent, vêtissent et scolarisent nos enfants.” a déploré une commerçante du port.
De son côté, le responsable du port exprime son ras-le-bol. Selon lui, cette situation dure depuis 2024. « La Bralima est venue installer des tuyaux, mais depuis, aucune suite favorable n’a été donnée », déplore-t-il.
Il convient de souligner que cette eau stagnante s’étend sur la chaussée, pourtant récemment réhabilitée. Faute de solution définitive, l’eau est rapidement revenue, commençant déjà à endommager la route. Pire encore, automobilistes, motards et piétons sont contraints de rouler ou de marcher au pas pour éviter les éclaboussures, prolongeant ainsi leur exposition à un air devenu irrespirable. Un calvaire lent, pénible, au cœur d’un axe pourtant stratégique pour la ville de Kinshasa.
Didier ILUNGA
