Amélioration de la gouvernance forestière en RDC : L’Atelier conjoint national GTCRR-CODELT de présentation et de lancement des projets a tenu toutes ses promesses

La République Démocratique du Congo (RDC) abrite près de 170 millions d’hectares de forêts, soit 10 % des forêts tropicales mondiales. Ces écosystèmes sont essentiels à la régulation du climat, à la biodiversité et aux moyens de subsistance de millions de Congolais. Depuis 2009, le pays de Lumumba s’est engagée dans le processus de Réduction des Émissions liées à la Déforestation et à la Dégradation des forêts dans les pays en développement ainsi que dans le rôle de la conservation, la gestion durable des forêts et du renforcement des stocks de carbone forestiers dans les pays en développement (REDD+).  Pour ce faire, la Stratégie-cadre nationale REDD+ qui a été validée en novembre 2012, promeut une gestion et une utilisation durables des terres en vue d’éradiquer de façon intégrée les divers moteurs de la déforestation et de stabiliser le couvert forestier, tout en assurant la croissance économique, l’augmentation des revenus des populations et l’amélioration de leurs moyens de subsistance, en particulier celle des plus pauvres et vulnérables. 

C’est dans ce cadre que la RDC a signé une première Lettre d’intention (LoI) avec l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique centrale (CAFI) pour la mise en œuvre de son Plan d’investissement REDD+ (2016-2020) qui fixe le cadre programmatique de la Stratégie nationale REDD+. En novembre 2021, la RDC a signé une deuxième LoI avec CAFI, qui est fondée sur plusieurs principes généraux, y compris « la garantie d’une approche participative dans l’utilisation des terres, à travers le fonctionnement des mécanismes de concertation impliquant toutes les parties prenantes concernées dans les secteurs liés à l’utilisation des terres, en vue de respecter les principes de consultation et de transparence dans les processus de mise en œuvre, tout en reconnaissant et respectant le rôle et la responsabilité de l’État dans les décisions finales » et « la reconnaissance et le respect des droits et aspirations de toutes les parties prenantes, y compris des communautés locales, des populations autochtones et des femmes. 

L’objectif de la LoI 2 en ce qui concerne le secteur des forêts est d’« assurer une gestion durable des ressources forestières de manière participative et transparente avec les multiples acteurs du secteur, y compris les communautés locales et autochtones, en mettant un accent particulier sur l’application de la loi forestière et la bonne gouvernance à tous les échelons. » 

De nombreux jalons de la LoI font référence aux processus participatifs de réforme forestière. En mars 2025, le ministère de l’Environnement et Développement Durable (MEDD) a élaboré une première version de la Politique Forestière Nationale (PFN V0). Bien que prometteuse, cette version présente, selon le tandem GTCRR-CODELT, plusieurs limites,  notamment : (1) L’absence d’objectifs chiffrés ; (2) Le manque d’harmonisation avec les autres documents de politiques sectorielles existantes ; (3) Le faible prise en compte des intérêts de la société civile et des communautés, et (4) ; Le manque de plan opérationnel budgétisé et d’un dispositif de suivi-évaluation.

Sous le financement de EFI/ PMSST, deux projets de la société civile sont soutenus pour atteindre une meilleure gouvernance environnementale :

(1) Le Groupe de Travail Climat REDD-Rénové (GTCRR), réseau national d’OSC engagées dans la gouvernance forestière, mettra en place un appui structuré pour améliorer la PFN V0, en intégrant les priorités des communautés locales, des peuples autochtones et des acteurs de la société civile, et ; (2) Le CODELT mettra en œuvre une concertation multipartite inclusive et intégrée notamment pour les activités du marché de carbone forestier.

Pour donner des jambes à ces projets, les organisations responsables de la mise en œuvre de ces projets, GTCRR et CODELT ont organisé lundi dernier un atelier de lancement officiel de ces projets. Objectifs, présenter les projets de la société civile dans la gouvernance environnementale et de les lancer officiellement.

Présenter le projet « Appui à l’Amélioration de la Politique Forestière Nationale (PFN V0) par la Société Civile » ; Présenter le projet « Projet d’appui au dialogue et à la concertation multipartite inclusive et intégrée dans les processus de gouvernance environnementale en RDC » ; Recueillir les inputs des participants, et ; Lancer officiellement les deux projets. Tels sont objectifs spécifiques assignés audit Atelier qui a connu la participation d’une cinquantenaire de personnes représentant les Organisations de la société civile environnementale. 

Résultats attendus

A la fin de l’atelier :

– Le projet « Appui à l’Amélioration de la Politique Forestière Nationale (PFN V0) par la Société Civile » est présenté aux parties prenantes

– Le projet « Projet d’appui au dialogue et à la concertation multipartite inclusive et intégrée dans les processus de gouvernance environnementale en République Démocratique du Congo » est présenté aux parties prenantes

– Les inputs des participants sont recueillis

– Les deux projets sont lancés officiellement par le MEDD-NEC

Les deux projets ont été présentés via des exposés incitatifs et le sémillant modérateur du jour a facilité les échanges entre les participants pour une meilleure compréhension des projets et du rôle de la société civile.

Y ont pris part : MEDD-NEC, SG EDD, DGFor, DIAF, PGDF, AMAR, ANAPAC, APEM, BGVRN, CAGDFT, CEDEN, CFLEDD, CODELT, Congo Watch, CRI, CTIDD, CEVS, DGPA, DYJED, FONAREDD, Geofirst development, GTCRR, GTF, IRI-RDC, JUREC, OGF, Professeur NGUE, RENOI, REPALEF, RFN, RFUK, RNN, RRI et Tenure Facility. 

Dieudonné Buanali

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