À moins de dix jours de la fête de Noël, l’engouement demeure faible dans les marchés, comme c’est le cas ici. Alors qu’en temps normal, soutiennent les vendeurs, cet espace est déjà animé par de nombreux parents venus acheter des vêtements pour leurs enfants, l’affluence reste cette année timide.

Les commerçants évoquent une baisse sensible des ventes, conséquence directe, selon eux, de la faiblesse du pouvoir d’achat.
« Nous ne vendons presque pas et nous ne savons même pas comment nous allons fêter avec nos enfants », confie un vendeur.
« La vente est difficile et nous avons du mal à exercer correctement notre activité », renchérit un autre.
Chacun avance sa propre explication pour justifier cette situation. Plusieurs commerçants pointent le coût élevé du transport, qui ne baisse pas malgré la réduction du prix du carburant à la pompe.
« Même si certains produits sont vendus à prix réduit, l’argent circule difficilement. Le soir, le transport reste très cher pour nous. Les bus Transco existent, mais ils circulent souvent à des heures tardives», explique un vendeur.
Pour certains analystes, plusieurs facteurs structurels expliquent ce manque d’engouement, notamment l’absence d’impact réel de l’appréciation du franc congolais sur le pouvoir d’achat des ménages, mais aussi le contexte sécuritaire, qui pèse sur la confiance et les dépenses des consommateurs.
À ce stade, les préparatifs des fêtes de fin d’année avancent au ralenti. Comme chaque année toutefois, les commerçants espèrent un renversement de tendance dans les derniers jours, à l’approche de Noël ou du Nouvel An.
Daniella Kalala
